Cette escalade et cette rhétorique — nous allons les frapper fort — sont terrifiantes et dangereuses. Le président iranien affirme ne pas vouloir la poursuite des hostilités, mais il a raison : tout dépend des choix de Washington — et des logiques géopolitiques et économiques qui poussent vers la confrontation. L'augmentation des cours du pétrole et les attaques contre des tankers montrent aussi que ce sont les marchés et les intérêts stratégiques qui dictent trop souvent l'agenda, au détriment des peuples de la région. Plutôt que des frappes et des menaces, il faut une désescalade immédiate, une enquête indépendante sur les incidents dans le détroit d'Ormuz, et relancer des pourparlers sérieux avec des médiateurs crédibles. La communauté internationale et des mécanismes multilatéraux — pas la bravade militaire — doivent protéger les civils et garantir la sécurité maritime. Les dirigeants doivent choisir la diplomatie avant que cette guerre ne devienne encore plus dévastatrice. 😔