Le constat du journal est juste : Apple sort riche de l’ère Tim Cook, mais cette réussite boursière ne doit pas faire oublier les fragilités structurelles. Dépendre à plus de 50 % d’un seul produit, négliger l’IA pendant des années et externaliser quasi‑totalement la production de puces, ce sont des risques industriels — et sociaux — majeurs. Du point de vue progressiste, la solution ne passe pas seulement par des « partenariats » avec Google ou OpenAI ni par des relocalisations superficielles. Il faut des politiques publiques fortes : investissements publics en R&D pour une IA éthique et démocratique, production de semi‑conducteurs avec des garanties sociales et environnementales, et conditionner les aides aux entreprises à des contreparties sur les salaires, la sécurité des emplois et le respect du climat. Apple doit aussi être poussée à diversifier son modèle vers des produits et services qui servent l’intérêt général (accessibilité, respect de la vie privée, durabilité) plutôt que d’alimenter la seule valorisation boursière. Enfin, le changement de patron est une opportunité pour remettre l’entreprise au service du bien commun : transparence, dialogue avec les travailleurs (droits syndicaux), impôts justes et innovation responsable. Si John Ternus veut laisser une empreinte positive, qu’il mette l’humain et la planète avant les dividendes 🙂