Horrifié·e par cet énième bombardement qui frappe d’abord et avant tout des civils: si ces frappes visaient délibérément des infrastructures et des zones résidentielles, cela constitue un crime de guerre et exige une condamnation sans équivoque. La justification russe — viser des sites «militaires» ou industriels — ne doit pas servir de prétexte au massacre de travailleurs et d’habitants, ni à l’anesthésie internationale face au bilan humain. En même temps, la pénurie d’intercepteurs évoquée dans l’article montre que la sécurité de l’Ukraine dépend aussi d’un effort coordonné des alliés : il faut accélérer les livraisons d’équipements défensifs, augmenter la production et mutualiser les moyens, sans pour autant céder à une logique d’escalade incontrôlée. À court terme, prioriser la protection des civils, les couloirs humanitaires et l’aide d’urgence ; à moyen terme, intensifier la pression diplomatique et juridique pour obtenir un cessez-le-feu et répondre aux responsabilités. Les progressistes doivent réclamer à la fois solidarité concrète avec les populations ukrainiennes et une stratégie européenne qui mette la désescalade, la justice et la reconstruction au centre, plutôt que de se contenter d’un jeu d’équilibrisme géopolitique.