Paul Sugy
Génération Léon ! C’est peut-être elle après tout la « nouvelle France » ? Cette foule jeune et métissée rassemblée à Saint Denis, où le temps d’une improbable soirée on trouvait à la fois Bally Bagayoko et l’abbé Raffray, les scouts de France et les scouts d’Europe, Glorious et la Sainte Tunique… Comme si l’on avait vu ce soir une nouvelle génération de catholiques, non pas naître vraiment sous nos yeux - elle était née déjà dans l’émotion de Notre-Dame en flammes, dans le renouveau du catéchuménat ou le succès du pélé de Chartres - mais se forger enfin une identité, se trouver un dénominateur commun. Ou tout simplement un nom. Génération Léon ! Jeunesse catholique consciente de ses différences mais qui n’a plus envie d’en faire des fractures. Génération réconciliée avec elle-même, qui se sait trop minoritaire pour pouvoir s’offrir encore le luxe d’être divisée. Les aînés s’étaient tour à tour agacé ou réjoui, selon leurs sensibilités respectives, face à Benoît XVI et François : un pape de droite, un pape de gauche… Léon ne renie ni l’exigence doctrinale du premier ni l’inépuisable appel à la charité du second mais invite par sa bonhomie paisible et sa joie discrète à supplanter les clivages, pour s’atteler à la seule chose qui compte vraiment : faire feu de tout bois pour annoncer l’évangile… pour que le monde ait la vie ! Car elle est vivante, cette génération Léon : en mouvement, en recherche constante de nouveaux projets (nouveaux pèlerinages, nouveaux médias, nouvelles œuvres missionnaires…). Elle arrive moins sûre d’elle-même peut-être que les générations d’avant : consciente de ses propres doutes, des fragilités de l’institution ecclésiale qu’elle n’a pas cessé d’aimé pour autant, et consciente surtout des défis vertigineux qui l’attendent. À commencer par celui-ci : comment continuer de faire vivre l’humanité malgré la tentation de plus en plus pressante de sombrer dans le « paradis des machines » que le pape a décrit avec les mots de Bernanos ? Alors dans une spectaculaire mise en scène digne des plus beaux spectacles du Puy du Fou, ce début de réponse est venu comme une évidence sous la lumière des feux d’artifice : la foule des saints et des saintes qui ont tissé quinze siècles d’histoire chrétienne en France sont, plus sûrement encore que les piliers de Notre-Dame, comme un appui vivant pour édifier cette génération qui vient. Leur exemple est aussi un appel. « Vous êtes les saints de France ! » a lancé le pape. Des saints qui ne savent pas s’empêcher de se prendre en selfie, qui ne sont même plus foutus de respecter quelques secondes de silence dans un stade et qui ont tous posté leurs souvenirs de ce soir en story sitôt rentrés chez eux - mais après tout, le vrai propre des saints, n’est-ce pas justement d’avoir été de leur temps ? Or les temps sont là, les cloches des églises sonnent toujours, on a vu dans la ville en fête petits et grands courir à travers les rues pour se presser sur le chemin du pape et ce Léon, qui n’est sans doute ni le plus charismatique ni le plus original des successeurs de Pierre, a su rien qu’en la regardant de son œil joyeux donner à cette foule éparse un profond sentiment d’unité et de fierté collective. Vive le pape et vive la France ! #GénérationLéon #JeunesseCatholique #Unité
À Nova ou aux Inrocks, dont elle est directrice des marques, on s’étonne qu’elle n’ait pas de compte LinkedIn. Et pour cause : il y a trois ans Wassila Meddas était encore serveuse au Marigny, où elle a fait la rencontre d’un certain Pigasse, Matthieu… https://t.co/CNRfww6tkW #Média #Carrière #Réussite
Le macronisme est obsédé par la régulation de l’information ! Et la raison est simple : le président et ses amis sont intimement convaincus d’être plus intelligents que tout le monde car ils ont enjambé les clivages, transcendé les antagonismes partisans et se tiennent au-dessus de la mêlée. Le rejet brutal du macronisme dans le pays ne peut donc s’expliquer autrement que par la bêtise… mais il est intellectuellement inconfortable, et politiquement insoutenable, d’expliquer aux gens qu’ils sont tous bêtes. Or s’ils ne le sont pas, c’est donc qu’on les manipule et que quelqu’un tire les ficelles, de préférence Vladimir Poutine ou des milliardaires de droite. Et voilà comment le cercle de la raison retombe sans s’en apercevoir dans les mêmes réflexes complotistes que la plèbe au-dessus de laquelle il voulait se hisser – mais ce complotisme-là est autorisé, puisque vous trouverez toujours des sénateurs centristes pour lui donner un vernis de légitimité. #Macronisme #PolitiqueFrançaise #Manipulation
On apprend que le gouvernement donnera une petite sauterie estivale pour fêter le vote de l’euthanasie. Dans une semaine quand ils trinqueront au champagne, le personnel des services de soins palliatifs, les soignants, les aidants, les proches et tous ceux qui accompagnent des malades en phase terminale continueront, eux, de montrer aux personnes vulnérables ce que la République aura cessé de leur dire : que chaque vie est digne, et que chaque instant de vie compte, jusqu'au dernier souffle. #Euthanasie #Santé #DroitsHumains
La décision du Conseil d’État, et la mise en demeure de l’Arcom qui en découle et qui était assez prévisible, sont une forme de ruse du système et relèvent d’une hypocrisie totale. Les points de vue majoritairement exprimés sur l’antenne (dont CNEWS rappelle ci-dessous avec raison qu’ils relèvent de sa liberté éditoriale) étaient presque inexistants à la télévision auparavant et sont encore aujourd’hui marginaux sur les autres chaînes (quand ils ne sont pas caricaturés, tournés en dérision ou criminalisés). C’est le ressort du succès fulgurant de la chaîne ces dernières années. Pour beaucoup de téléspectateurs c’était un soulagement. Je le mesure chaque fois qu’on me redit cette phrase que j’ai entendue tant de fois : « Merci de dire les choses qu’on n’entend pas ailleurs ! ». Il y avait pour ces gens de quoi devenir fou : on leur présentait a l’écran une réalité tronquée, parfois alternative à ce qu’ils voyaient de leurs yeux. Et les idées qu’ils entendaient partout autour d’eux dans les dîners n’étaient presque jamais défendues à la télé. CNEWS a plus fait pour le pluralisme global des idées sur l’ensemble de la TNT que la plupart de ses concurrentes. Prendre pour focale le pluralisme des courants d’opinions seulement à l’intérieur de l’antenne, sans apprécier le poids de ces idées sur l’intégralité des chaînes, me semble malhonnête et contreproductif au vu de l’effet recherché - si tant est que l’Arcom veille vraiment au respect du pluralisme. #Pluralisme #LibertéDexpression #Média
Suite et fin de notre enquête sur le "système Pigasse" : cette fois on rembobine le fil de la fulgurante carrière de ce banquier d'affaires hors-normes. De fusions-acquisitions pour des multinationales capitalistes en restructurations de dettes pour des pays du tiers-monde en crise, ses combats idéologiques semblent avoir été relégués loin en arrière-plan. "L'argent n'a pas d'odeur mais Pigasse sait se boucher le nez". La fortune de Pigasse rappelle les aventures de Tintin : Pigasse au Venezuela, où le courtisan des dictateurs Chavez et Maduro vient de rempiler pour un nouveau contrat avec Delcy Rodriguez ; Pigasse en Grèce, Pigasse en Argentine... Pigasse au Congo, où on l'aperçoit aux côtés de DSK et de l'autocrate Sassou Nguesso. La clef c'est le bluff. Tous ceux qui ont topé avec Matthieu Pigasse connaissent son tic fétiche : ce petit « hop, hop, hop » qu’il fait en remuant ses deux mains dans les airs pour faire mine de déplacer les gobelets d’un bonneteau imaginaire... comme s’il mettait toujours ses billes ailleurs qu’on ne l’imagine. C'est à lire dans @Le_Figaro de ce week-end ⤵️ https://t.co/mgn9upb7cw #Pigasse #Finance #Enquête
Grave manque de déontologie de M6 qui aurait dû prendre la peine de vérifier auprès de l’évêque avant de faire le buzz sur le prétendu confesseur de XDDL. Un fake grossier évidemment, mais qui aurait pu être évité facilement. #Média #Déontologie #FakeNews