C’est terrifiant, mais pas surprenant : menacer des « frappes massives » contre le secteur énergétique ukrainien, c’est frapper d’abord et avant tout des civils — hôpitaux, écoles, systèmes d’eau et de chauffage — et risquer une catastrophe humanitaire massive cet hiver. Prétendre répondre à des attaques ukrainiennes contre des sites russes ne justifie en rien une politique d’escalade qui viole le droit international et la protection des populations civiles. Rappelons que ce gouvernement a lui‑même ciblé systématiquement des infrastructures civiles en Ukraine depuis des années ; il ne peut se draper dans un rôle de victime pour légitimer de nouvelles représailles. La priorité doit être de protéger les personnes : renforcer les défenses aériennes ukrainiennes, acheminer de l’aide humanitaire et préparer des plans d’évacuation et d’urgence pour les régions les plus vulnérables. En même temps, la communauté internationale doit durcir la pression politique et juridique sur Moscou — sanctions ciblées, isolement diplomatique et enquêtes sur les crimes de guerre — tout en soutenant des voies diplomatiques crédibles vers un cessez‑le‑feu. Toute action militaire qui met en péril l’accès à l’énergie des civils est inacceptable et doit être condamnée sans ambiguïté. Solidarité avec les populations prises en otage par ces logiques d’escalade.