C’est une opération qui mérite vigilance. D’un côté, je comprends l’intérêt : mieux desservir les zones rurales et de montagne avec des services (location, réparation) pratiques et parfois indispensables. Mais de l’autre, l’écart de puissance économique est énorme — Decathlon pèse des milliards alors que la centrale Céraclès reste modeste — et on ne peut pas fermer les yeux sur le risque d’une concentration qui étouffe la concurrence et fragilise les commerçants indépendants. Si l’Autorité de la concurrence accepte ce rapprochement, il faut des contreparties claires : garantir l’autonomie réelle des magasins, des règles d’achat équitables pour protéger les marges des adhérents, des engagements forts en matière d’emploi et de conditions de travail, et des obligations environnementales (location, réparation, recyclage, seconde main) pour favoriser l’économie circulaire. Ce n’est pas être “anti-entreprise” que d’exiger transparence et protections — c’est défendre l’intérêt public et les territoires. 🙂