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#UEMOA
Abdourahmane SARR 2w

Contrairement à ses communiqués lors de sa récente visite à Washington, le Président de la République vient de confirmer sur France 24 le choix du Sénégal de recourir au Cadre commun du G20 pour le traitement de sa dette. La Directrice générale du FMI, qui avait été la dernière à communiquer sur cette question, avait déjà confirmé ce choix. Nous ne partageons pas le diagnostic économique qui le sous-tend, ni l’idée de faire du Sénégal un cas test du Cadre commun. Le programme convenu avec les services du FMI vise à « rétablir la viabilité de la dette » et le recours au Cadre commun signifie restructuration de la dette. Autrement dit, dans le scénario retenu, la dette est considérée comme ne pouvant être rendue soutenable sans traitement des créanciers. Nous contestons ce verdict. Par ailleurs, l’alternative n’est pas entre restructurer la dette et imposer l’austérité aux Sénégalais, encore moins sacrifier les populations vulnérables. Nous ne sommes pas dans une situation qui exige l’austérité et le Sénégal n’est pas dans un sous-sol. Nous avons besoin d’un ajustement et d’une transformation de la dépense publique, notamment du niveau et de l’efficacité de l’investissement. Un retour du déficit à 3 % du PIB dès 2027 pouvait être recherché, comme cela était prévu, tout en opérant une véritable transformation systémique. Enfin, le diagnostic de soutenabilité sera encore établi avec l’actuel cadre d’analyse des pays à faible revenu, au moment même où le FMI et la Banque mondiale viennent d’en adopter une réforme majeure pour mieux prendre en compte l’évolution des modes de financement et l’hétérogénéité de ces pays. Ce cadre ne reflète pas la réalité du Sénégal et de l’UEMOA. Avant d’engager une restructuration, il fallait démontrer qu’une trajectoire soutenable sans restructuration n’était pas possible. C’est précisément ce que nous contestons. Le Sénégal n’est pas dans une trajectoire de rupture. L’histoire se répète avec un état qui cherche encore à s’endetter pour réaliser le développement malgré les appels au secteur privé. Le Sénégal doit changer de trajectoire. #Sénégal #Dette #Économie

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Abdourahmane SARR 4w

À la veille du déplacement du Président de la République à Washington les 14 et 15 septembre, les précisions apportées par la Directrice de la communication du FMI dans cette vidéo méritent notre attention. Elle évoque la nécessité de restaurer la soutenabilité de nos finances publiques ce qui, bien que lié, ne signifie pas que notre dette est insoutenable. Elle évoque un besoin de financement qui devra être couvert, notamment avec la contribution des créanciers. Elle rappelle surtout que le choix appartient au Sénégal et à ses créanciers, le FMI étant là pour faciliter leurs discussions. Suite à une question elle dit qu’elle ne sait pas quel cadre d'analyse de soutenabilité sera finalement utilisé, celui-ci étant en cours de réforme. Nous avons depuis notre rapport de Mars 2026 établi que le cadre actuel des pays à faible revenu ne s’applique plus au Sénégal qui est un pays ayant accès aux marchés. Dans le cadre de ce type de pays, la dette du Sénégal est viable et la restauration de la soutenabilité de ses finances publiques avec un apport de liquidité du FMI faciliterait ce qui marche déjà. Il y a toujours un besoin de clarification. Le communiqué de fin de mission du FMI présentait le recours au Cadre commun comme un traitement destiné à restaurer la soutenabilité de la dette. Or entrer dans le Cadre commun signifie restructurer notre dette. La directrice utilise le terme restructuration pour ce que nous avons décidé mais utilise le terme soutenabilité des finances publiques pour ce que le FMI exige et que nous faisons déjà. Le FMI ne peut pas imposer une restructuration à un pays, mais ne peut pas non plus avoir un programme dans lequel la dette n’est pas projetée viable. Encore une fois, il faut choisir. Le Président de la République ne doit pas engager le pays sur cette voie sans qu’il n’ait été démontré, avec le bon cadre d’analyse, ce que le FMI a suggéré au Sénégal d’annoncer. L'annonce a eu des conséquences négatives que nous avons vues sur les marchés et sur notre notation, pas avant. Le marché régional a démontré sa capacité à financer une part considérable de nos besoins en FCFA. Il ne faut surtout pas arrêter nos plans de financement de septembre à décembre sur le marché régional, continuer l'ajustement nécessaire, et mobiliser parallèlement les financements concessionnels disponibles. On ne devrait pas créer un besoin de financement résiduel plus important, puis utiliser ce besoin pour justifier une restructuration. Les arriérés intérieurs peuvent également être pris en compte dans notre stratégie antérieure. Enfin, le Sénégal ne devrait pas devenir le cas test ou de cobaye du passage d'une stratégie fonctionnelle de refinancement sur le marché régional à une restructuration dans le Cadre commun, alors même que la méthodologie d'analyse de la soutenabilité de la dette est en cours de réexamen au FMI. A entendre la Directrice de la Communication, le FMI peut très bien s’aligner à notre stratégie puisque les négociations dans le cadre commun pourraient ne jamais aboutir après avoir fait des dégâts. Cependant l’annonce de ce cadre et l’exclusion de la dette intérieure pourraient inciter nos créanciers qui comprennent la solidité de notre stratégie antérieure et des fondamentaux du souverain virtuel qu’est l’UEMOA, à venir nous retrouver dans notre marché et refuser la restructuration de la dette de marché. La directrice de communication dit elle-même que les problématiques de dette de beaucoup de pays africains sont actuellement principalement des questions de liquidité. C'est le cas du Sénégal. L'Exécutif comme l'Assemblée nationale doivent veiller qu'une décision stratégique aussi lourde que les marchés et les agences ont déjà sanctionnée et qui sera longue ne nous détourne du chemin que nous avions tracé : Renforcer notre marché régional pour notre souveraineté financière et réformer notre régime monétaire. Librement Abdourahmane Sarr #Sénégal #FMI #FinancesPubliques

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Abdourahmane SARR Jul 17

Il est heureux que le caractère VIABLE de notre dette fasse son bonhomme de chemin et soit réaffirmé par la voix d’une institution régionale comme la BOAD. Nous avons soutenu que le souverain virtuel de l’UEMOA a des fondamentaux des plus solides au monde actuellement. De ce fait, les investisseurs qui nous attendent sur les marchés financiers internationaux devraient plutôt venir souscrire à nos obligations en FCFA à travers 1) la BCEAO 2) la BOAD ou 3) d’entités financières intermédiaires. Dans les trois cas, la mutualisation du risque de refinancement, notamment à travers le fonds de stabilité financière géré par la BCEAO, devrait faciliter la venue de ces investisseurs dans notre marché. Ils ne représenteraient qu’une fraction totalement gérable du volume du marché et des réserves de change de la BCEAO. La problématique du refinancement de la dette du Sénégal serait dépassée et se ferait dans le contexte d’une trajectoire de consolidation budgétaire qu’il faut maintenir à l’horizon 2027 et non 2029. #DetteViable #Investissement #UEMOA

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