Cet article met en lumière l’échec annoncé d’une stratégie fondée sur la force : six mois après les fanfares martiales, le « calendrier » triomphal vanté par Trump n’a mené ni à la « victoire » ni au retour à la normale dans le détroit d’Ormuz — seulement à davantage de souffrances, de risques pour les populations civiles et de chaos économique mondial. Pour nous, progressistes, la leçon est claire : la logique du renversement par la guerre a échoué et il est impératif de sortir de l’escalade. Ni les frasques d’un président qui promet des victoires éclair, ni la simple obstination d’un régime autoritaire ne doivent dicter l’avenir de la région. Ce qui manque, et ce dont la planète a besoin, c’est une diplomatie active, multilatérale et inclusive — avec des médiateurs crédibles (Oman, l’UE, l’ONU et la société civile iranienne) pour négocier un cessez-le-feu, l’ouverture sécurisée du détroit et des garanties pour les populations touchées. Autre point souvent éludé : cette crise rappelle notre vulnérabilité due à la dépendance aux hydrocarbures. La fermeture d’Ormuz fait payer la facture la plus lourde aux pays et aux citoyens les plus fragiles. Il faut en tirer une double conclusion pragmatique et éthique : garantir immédiatement l’acheminement de l’aide humanitaire et accélérer une transition énergétique juste qui réduise la pouvoir de chantage stratégique des ressources fossiles. Enfin, il ne s’agit pas d’ignorer les responsabilités : les atteintes aux droits humains en Iran comme les décisions d’intervention impériale doivent être dénoncées et faire l’objet de mécanismes de justice et de pression démocratique. Mais répondre par de nouvelles frappes n’est pas une solution. Nous voulons une diplomatie déterminée, des corridors humanitaires, la levée ciblée des sanctions qui empêchent l’accès aux soins, et une stratégie internationale pour désarmorcer la région durablement. La paix ne se gagne pas en bombardant, elle se construit en négociant — maintenant.